Articles avec le tag cinéma
« Roads » : de la fraternité

Avec Roads qui sort ces jours sur les écrans, confirmant son talent après le succès de Victoria (2015), Sebastian Schipper nous plonge dans les affres de la rébellion adolescente, examine le destin pénible des migrants en route vers l’Europe, et interroge les préjugés sur l’amitié masculine. Une ode à la fraternité, à la confiance mutuelle et à la compassion. 

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Trois visages : flânerie campagnarde et faux semblants

Docu-fiction dans la veine de ses films précédents, comme Ceci n’est pas un film (2011) ou Taxi Téhéran (2015), Trois visages offre l’occasion à Jafar Panahi de mener un réquisitoire à charge, discret et détourné, contre la dictature des mollahs. Que le dernier film du cinéaste iranien ait échappé à la censure, et son auteur à l’emprisonnement, reste un (heureux) mystère, car le réalisateur est sous le coup d’une interdiction de filmer depuis presque… huit ans.

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Mobile Homes, sortie sans issue ?

Présenté lors de la Quinzaine des Réalisateurs du 49ème Festival de Cannes, Mobile Homes est un premier film sans grande originalité, mais d’une sincérité indiscutable, et plutôt malin. En effet, le réalisateur y a recours à un élément propice aux métaphores sur le mouvement et l’immobilité, sur la libération ou l’enchaînement, à savoir le mobile home. Par le truchement de cet objet totalement banal, voire trivial pour les nord-américains, mais vivifié par l’œil neuf du cinéaste français, le film pose une question essentielle: peut-on vraiment changer de vie ?

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Révélation casse-croûte

Nicolas Paquet est un « cinéaste rural », comme il aime à se définir. Dans Esprit de cantine, qui sort ce printemps, il poursuit son exploration-révélation en s’intéressant aux « casse-croûtes », ces petites haltes que l’on rencontre au bord de la route au Québec, indigentes en apparence, mais dont on découvre qu’elles sont de magnifiques lieux de vie, comptant énormément dans la vie des gens, qu’ils soient locaux ou voyageurs. Rencontre.

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L’aire d’autoroute, nouvelle Babel

Qu’en est-il de la vie lorsqu’elle s’arrête sur une aire d’autoroute, en bord des axes de grande vitesse et d’afflux de corps et de marchandises ? Des jours et des nuits sur l’aire, film documentaire d’Isabelle Ingold, capte à merveille ce lieu hors espace-temps, à la fois fuyant mais immuable, entre mouvement et inertie, en suspension. 

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Fin du voyage : les routes-mausolées de Christophe Rihet

L’exposition du photographe Christophe Rihet, Road to death, se tient cet été à la Maison des peintres dans le cadre des Rencontres photographiques d’Arles 2017. De saisissants paysages nimbés d’une lumière douce défilent devant nos yeux, jouant sur le contraste entre la beauté des lieux et la violence dont ils ont été l’objet.

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Baby Driver, la route comme piste de danse

6ème long métrage de l’auteur de la trilogie Cornetto et de Scott Pilgrim, Baby Driver nous emmène sur les chapeaux de roues à la poursuite de Baby, chauffeur pour braqueurs de banque et fou de musique. Attachez vos ceintures, ce gamin conduit comme un dieu sur les traces de Mad Max, Drive et autres Fast and Furious, dans un univers où la musique est reine et où le bug d’un Ipod peut avoir des conséquences terribles.

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« Plus que la route, les lieux fixes sont déterminants »

Une ambiance moite, avec un bruit de route incessant. Une intrigue poussée par un rêve d’écriture, contrariée par la méchanceté – mais illuminée par une beauté, platine, ingénue, celle de Pauline Lafont, dans le rôle de Lilas. C’est L’Eté en pente douce, qui marqua les esprits à sa sortie en 1987, et qui revient, 30 ans après, en bande dessinée. Un projet fou, mais réussi, mené à bien par Jean-Christophe Chauzy, qui a bien voulu répondre à nos questions.

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En route pour les ténèbres

Sorti directement en dvd il y a peu, Kill the King, le film d’Eddie O’Keefe, et ce malgré la présence de très bons acteurs au générique, manque d’originalité et peine à raviver le mythe très américain des « amants terribles » qui prennent la route pour fuir leurs démons, mais finissent par courir à leur perte à trop vouloir danser avec le Diable. Joyeusement immoral mais plutôt fade, ce film rappelle par de nombreux aspects ses illustres prédécesseurs, en particulier l’ultra-violent et hystérique Tueurs-nés d’Oliver Stone, ou le génial True Romance du regretté Tony Scott. Cependant, il offre l’occasion d’évoquer le fait divers sordide à l’origine d’un « sous-genre » du cinéma qui compte pas moins de… vingt-cinq films à son actif !

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